Un ancêtre des MTAM !

October 11, 2018

On sait que les publicitimbres ont eu une descendance : les TPP (Timbres Poste Personnalisés).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans les deux cas, on trouve un timbre et un message privé imprimé sur une vignette attenante.
On pense généralement que les MonTimbr@Moi  (MTAM) et autres ID-Timbres (IDT) sont eux une idée complètement nouvelle : Imprimer sur un seul support, sans aucune séparation,  les indications postales donnant valeur d’affranchissement et le message privé ne se serait jamais fait sur un timbre mobile, la pratique étant réservée aux seuls entiers postaux, qui intègrent quant à eux l’enveloppe ou la carte postale.

 

 

 


Il n’en est rien : ces nouveautés ont au moins un précurseur : l’Iris rouge à 1 Fr. numéroté P196-PT reproduit en bas de page 30 du Volume 1 des publicitimbres de France (attention, il ne reste plus que quelques exemplaires disponibles de cet ouvrage que l’on peut encore se procurer, si l’on fait vite, auprès du Président de l’ACCP).

 

 

Comme on peut le constater, cet objet n’est ni un publicitimbre, puisque la publicité n’est pas en marge, ni un porte-timbre puisque le timbre n’a pas été collé sur un support pré-imprimé, mais un produit sui generis dont on se demande bien comment il a été fabriqué !

Heureusement, quand on est perplexe, ce n’est jamais en vain que l’on fait appel aux connaissances et à la perspicacité des membres de l’ACCP. Comme on imagine mal l’Atelier du timbre fabriquer à l’époque une telle « chose », on se demande tout d’abord s’il ne s’agirait pas d’un faux timbre.

 

 

 

 

Mais si on met côte à côte notre objet et un timbre de référence (YT 433), on constate que les dimensions sont parfaitement identiques, que les gravures semblent analogues aux imperfections d’impression près, et que notre P196-PT ne pèche que par une dentelure approximative qui pourrait bien être effectuée au peigne.

 

 

C’est alors qu’une autre piste se dessine : n’y aurait-il pas un entier porteur de ce timbre ?
La réponse est positive : le catalogue Storch et Françon nous annonce bien une enveloppe « IRI B2 » émise en 1940, papier blanc intérieur lilas.
BINGO ! Voilà qui explique le verso un peu tristounet de notre exemplaire, sans gomme et coloré uniformément en lilas, comme s’il avait été lavé à l’eau trop chaude après avoir été collé sur un support de couleur.

 

 

L’explication est trouvée : l’office de dermatologie de Neyrac les Bains a acheté des enveloppes de type entier IRI B2, a repiqué l’image de son établissement et le texte, puis a découpé l’entier et a passé le fragment à la machine à denteler.

Et voilà comment, par un travail d’équipe, est expliquée la genèse de cet objet philatélique hybride.

Merci à Jacky Girard, Roland Guillemet et Frédéric Nicolino pour leur participation à l’enquête.

 

Excellent travail d'équipe  !!

Merci beaucoup de transmettre vos découvertes et vos  connaissances 

Le prochain article du  blog est le votre  ! 

 

bonne lecture et à bientôt

 

 

 

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